Observatoire du nucléaire - Communiqué - 19 février 2013

 

 

 

Accident nucléaire - Responsabilité civile :

 

- Ce sont toujours les citoyens qui paient

 

- Il faut fermer les installations nucléaires et

non disserter sur le coût d'une catastrophe

 

 

 

 

La discussion actuelle sur la responsabilité civile en cas d'accident nucléaire est absurde et trompeuse.

 

Absurde car EDF, Areva et le CEA étant des entreprises d'Etat, ce sont de toute façon les citoyens qui paieront. D'ailleurs, il faut rappeler que Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, était une entreprise privée avant la catastrophe… et a été nationalisée après : aucune entreprise privée ne peut survivre à un tel drame, c'est donc encore et toujours l'argent public qui est mis à contribution.

 

Il est donc dérisoire de voir le gouvernement français faire semblant de taper du poing sur la table en annonçant que la responsabilité civile d'EDF, d'Areva et du CEA va être relevée.

 

Les discussions actuelles sur la responsabilité civile en cas d'accident nucléaire ne sont pas seulement absurdes, elles sont aussi trompeuses car elles semblent n'avoir pour but que de faire accepter à l'opinion la perspective d'une catastrophe nucléaire en France. D'ailleurs, quelques jours après que l'IRSN ait publié une estimation du coût d'un accident nucléaire (430 milliards, chiffre probablement largement sous-estimé), la ficelle semble bien épaisse.

 

Chacun doit savoir que, si un tel drame se produit, les sommes inouïes d'argent public qui seront anéanties à cette occasion ne vaudront rien en comparaison des souffrances physiques (décès et blessures par irradiations, contaminations, bousculades, etc) et morales (détresse et angoisse dues aux décès, à l'évacuation de centaines de milliers de personnes pour des décennies, etc) infligées à des millions de personnes.

 

La seule façon d'éviter une catastrophe atomique est de fermer au plus vite l'ensemble des installations nucléaires. Suite au drame de Fukushima, le Japon a fermé ses 54 réacteurs en environ un an, c'est là l'exemple à suivre pour la France et ses 58 réacteurs… mais le mieux serait de le faire avant la catastrophe et non après.

 

 


Observatoire du nucléaire